Par jugement du 19 février 2026, le Tribunal de commerce de Toulouse a arrêté le plan de redressement avec classes de parties affectées de PASCAL COSTE COIFFURE, confirmant la solidité du modèle restructuré et l’engagement collectif des parties prenantes. Cette décision permet de préserver près de 1 200 emplois, en exploitation directe et au sein du réseau de franchise.
Créée en 2002, PASCAL COSTE COIFFURE s’est progressivement imposée comme un acteur de référence du secteur de la coiffure en France.
Son développement repose sur un modèle hybride combinant :
Au moment de l’ouverture de la procédure, l’entreprise représentait un réseau national dense et employait plus de 600 collaborateurs, confirmant son poids économique et social dans la filière.
Ce développement traduisait une ambition forte, appuyée sur une marque reconnue et un savoir-faire opérationnel éprouvé.
La crise sanitaire a durablement affecté l’activité (fermetures, baisse de fréquentation), tandis que le recours aux prêts garantis par l’État a accru l’endettement.
S’y sont ajoutées la hausse des coûts (énergie, charges sociales), les tensions de recrutement, la contraction du pouvoir d’achat.
Dans ce contexte, un redressement judiciaire a été ouvert le 1er juillet 2024 par le Tribunal de commerce de Toulouse afin de permettre un diagnostic et une restructuration.
La période d’observation a été mise à profit pour engager une réorganisation structurelle du modèle économique.
Un audit précis de la performance des établissements a conduit à identifier les salons structurellement déficitaires. Leur fermeture progressive a permis de recentrer l’activité sur un périmètre plus cohérent et plus rentable.
La réduction du périmètre a impliqué une adaptation corrélative des effectifs et de l’organisation interne.
Deux plans de sauvegarde de l’emploi ont permis d’aligner durablement la structure de coûts sur le niveau réel d’activité et de redonner de l’agilité au modèle. L’ensemble du personnel s’est vu proposer des propositions de reclassement au sein du groupe.
Dans une logique de clarification stratégique, l’activité de vente en ligne, jugée non essentielle au regard de la priorité donnée à l’exploitation des salons, a été cédée.
Cette opération a été réalisée dans le cadre d’une joint-venture constituée avec le Groupe de pharmacies LAFAYETTE, illustrant le soutien actif de ce partenaire stratégique.
La présentation d’un plan de redressement n’a été possible que grâce à un effort significatif consenti par les créanciers permettant d’adapter le niveau d’endettement aux perspectives d’exploitation futures.
Soumis au vote des classes de parties affectées, le projet a recueilli l’adhésion de la majorité des classes, traduisant la confiance d’une part prépondérante des créanciers dans la solidité du modèle restructuré.
Le Tribunal de commerce de Toulouse a ensuite soutenu cette dynamique en adoptant le plan par jugement du 19/02/2026, consacrant ainsi une solution économiquement viable et assurant la poursuite durable de l’activité.
À l’issue de cette restructuration, PASCAL COSTE COIFFURE dispose désormais :
Ainsi, le plan permet de restructurer une dette avoisinant les 40 millions d’euros, garantissant le maintien des 1 200 emplois liés à cette enseigne, qu’ils soient en exploitation directe ou en franchise.
La sortie de procédure marque ainsi le point de départ d’un nouveau cycle de développement, fondé sur une discipline économique renforcée, une vision stratégique claire et une ambition durable au service de la marque et de son réseau.
Sébastien Vigreux est Administrateur Judiciaire depuis 2002. Il a réalisé son cursus de formation à l’Université Toulouse Capitole et à l’Université Panthéon Assas Paris II, où il est titulaire d’une Maîtrise et d’un DEA en droit des affaires. Il obtient également un DECF à l’Ecole Supérieure Universitaire de Gestion (formation à l’expertise comptable). En 1996, […]
Marc-Antoine REY exerce la profession de mandataire judiciaire au sein de la société BDR & ASSOCIES. Il est inscrit sur la liste nationale depuis fin 2018. Il intervient notamment dans les ressorts des Cours d’appel de Toulouse et Paris.
Baptiste de Fresse de Monval est associé du cabinet Oplus depuis 2020. Il conseille et défend des entreprises, leurs dirigeants et des particuliers, dans le cadre de litiges ou d’opérations complexes.
Marie-Valentine Geronimi intervient principalement en droit des sociétés et droit commercial et conseille les directions juridiques et directions générales ainsi que leurs dirigeants tant dans leurs choix stratégiques de développement (fusions-acquisitions, ventes et achats de fonds de commerce ou de droit au bail…), que dans leur gestion au quotidien.